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22 2007


PATRISE


jamal khairi


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: 64
: 54
: paris
: http://mountadaal3acharah.4rumer.com
: 22/01/2009


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PATRISE

    jamal khairi 15 - 3:19

Le temps est tellement boueux, il est diarrhe, il est glaires. Le chemin est pineux odieux et amer. Je vogue souffreteux, derrire tes beaux yeux et derrire ton beau derrire. Jerre malheureux de mystre en mystre. Ni rve ni joie ni vu. Et lhiver est hiver. Tes yeux sont curieux. Ils sont dltres. Ni diable, ni dieu, ni bleu, ni verts, dans tes beaux yeux de fausse sorcire, qui cument, houleux, troubles et claires, plus que le feu, et plus que la mer

Je me hte fougueux. Jaccepte je tolre, tous ce que tu veux me faire et me faire faire. Je joue ton petit jeu et javale tes airs et tes manires. Je suis joyeux et mille fois fire dtre lamoureux, le fou le solitaire, le passionn le pieux.. Mais toi tu exagre. Tu me veux vreux, crasseux et tributaire. Tes yeux feu verts, tes yeux barrire. Paradis hideux, et bel enfer. Ni matre, ni dieu, ni arbitraire, dans tes beaux yeux propritaires.

Mon cur est anxieux, et de galre en galre, se fane peu peu, se noue et se resserre. Tu las rendu caverneux, muet et austre. Tu le brle petit feu. Tu le happe et lexaspre. Mes bras sont douteux et mon corps est en jachre. Lors des adieux tu membrasses tu menserres, puis tu soigne tes cheveux et tu baisses les paupires. Adieu si tu le veux. Adieu si tu prfres. Tes beaux yeux tellement aqueux, me rappellent trop la vipre.

Les yeux dans les yeux, les mains tripotent les verres. Le barman est malicieux. Les visages sont svres. Le flonflon est creux, et lodeur et la lumire. On sirote le peu quon peut, de cette bire ordinaire. Mon cur est galeux, et mon me est rivire. Tes yeux sont piteux. Ils nont que lair davoir lair. Tu remues un peu trop la queue, tu baves et tu te flaires, quand je te parle surtout des deux, pompons que tu tranes derrire.

Je te fais encore des aveux. Je te fais encore des vers. Les mains, les creux dans les creux et les doigts sagglomrent. Ton regard est oublieux, on dirait que tu repres, tous ces blancs-becs sditieux, plutt anarchistes que vert. Qui se prennent au srieux. Qui dtestent les militaires. Qui veulent changer les enjeux et sauver la plante terre. Tu veux leur faire des bleus, des suons et des misres, pour exaucer tes vux de vilaine panthre.

Tu dis ah et tu dis euh. Tu ne dis rien. Tu digres les restes de tous ceux qui tont prise de travers. Les matshos, les affreux, les vulgaires, les caudataires. A mon avis tu nes que le symbole de ladultre. Tu as laiss trop de bufs passer par ta chatire. Je parie quils taient heureux de froisser ta litire. Je peux jurer sur eux quils ont su satisfaire, les apptits honteux et les envies de ta chaire. Ils taient tellement copieux quils ont gt tes ovaires de virus contagieux, de pus et de vers

Adieu et mille adieux, ma grande, ma chre. Adieu et mille adieux, ma terre, ma chimre. Adieu et mille adieux, mon gte, mon repaire. Adieu et mille adieux, ma chute, ma galre. Adieu et mille adieux, mon berceau cimetire. Adieu et mille adieux, ma joie mon calvaire. Adieu et mille adieux, ma foi, ma prire. Adieu et mille adieux, ma cause, ma guerre. Adieu et mille adieux, mon rocher, ma... pierre. Enfin, mille fois adieux, mirage, poussire

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