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22 2007


Le lapin Pos.





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: 25/06/2009


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Le lapin Pos.

    14 - 10:45

Le temps de lhiver chaud

Ne vient jamais sans maux

Et ce sont des mots sans absurdit

Ce sont enfin la dure, pure vrit

Ce sont les remords dun temps pass

Et dun homme pourri qui a trpass

Dans lhiver vernal

La tnuit vesprale

La finesse de la belle toile

Dans le froid en ses voiles Le triste rancard

Un homme qui a connu la terre

Et a choisi vivre sans une mre

Ni patrie ni harmonie dun pre

Ce sont les beaux contes de ce temps

Qui se sont accroch au fond du pont

Pour que la rivire ne les avale

Car ils sont chers quils valent



Cest un homme qui a soupir

Une chtaine aux yeux pers

Une femme quil a si admir

A quoi de bon tout cela sert



Plus fort que ses sentiments

Plus dure que sa bouche

Plus doux que cet admirant

Plus frais quand il la touche



Plus bas que le plus haut

Il a t le premier hraut

De lamour quil a pioch

Dans son cur quil a touch



Il a gout le gout de lamour

Il a t le meilleur Troubadour

Qui a veill les beaux hymnes

Qui gren les plus doux rimes



Qui dans cette pourrie histoire

A fait une vie et une telle gloire

Qui de ces gueux qui tuent

La gloire de lamour, puent

Des paroles mortes et hideuse

De la langue dfunte et affreuse.



Il a entendu son sourire laube

Et lui a achet la plus belle robe

Et quand il sest mis en pose

Ctait pour la blanche rose



Il a appris rire et danser

Aux rimes du piano et penser

Que dans les rves on ne meurt pas

Que dans le rve il ny a juste toi



Jai lu souvent que la douce pluie

Ne vient plus sans nuage

Que les posies un peu plus jadis

Ne viennent sans visages

De femme belle ou ineffable

De nues noires et agrables



De toute faon, ctait un dbut

Cest ce que les gens ont entendu

Ctait une triste et belle histoire

Qui a donn hommage et la gloire

Dun homme qui descend dune gare



Tous les gens de la gare

O il faisait un peu tard

Semblaient bien, le toiser

Il navait point cet air

De quitter sa belle terre

Quitter la bont de sa mre

Ou dire quoi tout a sert

De savoir et toucher le brocart

Savoir que ctait un brocard



Son histoire a dbut aujourdhui

Telle tait son humble et tendre vie

Pas l-pas-ci dans les coins des tours

Femme-ci, silhouette-l en ce faubourg

Ses amis taient par faveur les mrs

A eux il sadressait et ce ft un peu dur

Dentendre les si doux notes du piano

Et dehors son cur, ses yeux un ragot

Et telle tait sa vie fallacieuse

O la destine tait si curieuse



Il ne parlait quaux petits oiseaux

Qui sentranaient sur sa peau

Et il gazouillait dans la fontaine

Pour oublier son chagrin et peine

Our leau qui jaillit, qui sourd

Et chanter les chants du Troubadour

Il nattendait que son beau visage

Vu que pour elle il a fait le voyage

Il a tout oubli, pour elle, oui elle

Il a tout quitt, et mme son bonheur

Et il a accept voler de ses ailes

Il a creus la terre pour jouir son cur



Jai eu une inextinguible tristesse

Quand je lavais vu tenailler

Sous larbre de tilleul qui pleurait

Et prs les fleurs qui larmoyaient

Et sous mes yeux de finesse

Qui lui indiciblement admiraient



Il ntait quun vieux gueux

Dans sa poche ya un seul leu

Qui sadressait des mrs vieux

Et un Dieu dans les bleus cieux

Le pauvre, le malheureux

Il ne connaissait que ses yeux.



A la sortie de la gare tait le rancard

Etait le revoir, le salut et peu la part

De cet amour succulent, inou

O il sest cru heureux tout ravi

Et il na pas pens que a serait un lapin

Pos dans cette nuit, dans cette gare

O il fera bientt froid et bien tard.



Il est arriv fourbu au coin

Et a rv tellement au point

Dcrire dans son ami le mr

Des mots damour tout purs :

Je ne parlais que langue damour

Que jai appris depuis ta belle bouche

Jai connu le vrai sens de la bravoure

Quand tu souris, quand je te touche

Et je me souviens du beau temps

Qui est devenu pass et dantan

O il plaisait toi de pleurer

Pour me faire perdre le sens

Et entendre lharmonie rance

Et dire des jolies phrases serres.



Le ton faisait un bleu glauque azur

Et le vent soufflait un doux zphyr

Et lui assis, rassis, comme le bon

Et cela a fait un peu plus le temps

Il a commenc humer le froid

A sentir un peu plus lourd le poids

Et il se tourna vers sa montre-heure

Et il a eu les foies et un peu de peur

Quelle ne vienne ou quelle rompe

Quelle le chagrine, quelle le jette en tombe

Dix-sept heures, dix-neuf heures, vingt heures

Et moi avec le fou rire jarrtais mes pleurs

Puis il sest mis terre comme un fal

Tout rouge, puis bleu, un peu plus ple



Un instant plus tard

Il a hauss son regard

Il la vu avec les yeux pers

Il na pu, que se taire

Et il a devin que cest elle

Qui la pris sous ses ailes

Qui lui a soupir dur

Qui lui a cris dans le mr



Enfin, elle la tois avec un autre homme

Et elle lui a jet un argent en somme

Tiens : Prends pour le voyage

Pour voir mon beau visage



Il est rest pm prs delle

Et a dit : Les femmes infidles

Jabhorre la fin de ma vie

Je resterais avec ces paroles telles

Dans ce mr qui est mon ami.




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: Le lapin Pos.

    14 - 10:47

Enfin ! Je sais pas ! Mais c'est ce qui se passe souvent.

jamal khairi


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: 64
: 55
: paris
: http://mountadaal3acharah.4rumer.com
: 22/01/2009


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salut

    jamal khairi 15 - 2:13

faut qu'on cause un lieu, j'ai des trucs te dire de vive voix

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