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جمعية مغربية سوسيوثقافية 22 غشت 2007


//ASTRES//Claude Chatron-Colliet

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ليلى ناسيمي
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//ASTRES//Claude Chatron-Colliet

مُساهمة من طرف ليلى ناسيمي في الثلاثاء 24 نوفمبر - 17:16

ASTRES

Il y a des astres dont la course errante,
Laissent derrière eux un panache de feu,
Là où le feu se condense dans le souffle,
Ta bouche tremble dans la soie de mes cheveux,
Et ce vent est entré du dehors, dans la glaise,
Créant mille aurores dans l’aube boréale,
Couleurs célestes enchevêtrées s’emmêlent,
Se meuvent, dansent puis doucement s’évaporent.

Longtemps avant le regard creux,
Je marchais la bouche asséchée,
Le ventre vide,
Affamée.

Depuis longtemps je te connais.

Il semble que je sois comme ces alchimistes,
A chercher au loin des écharpes de mer,
Qui portent leur mystère jusqu’à ces profondeurs,
Au coeur secret du grand coquillage,
Comme un pont de rubans entre ciel et mer.
L’arbre pétrifié qui s’érige, se lance puis s’élance vers l’éther,
Quand tout devient mouvement, grâces et chœurs,
Liquide, dans les constellations de mer,
Tout devient clair et se cristallise,
Tout se métamorphose et se transforme en chair.
Les rhapsodies limpides sur les coraux de mer,
Se propagent et inondent l’espace entre le ciel et la mer,
Juste le temps du souffle, Rhua.
De vie et de recommencement.

Les vieilles pleurent sur les vallées insondables,
Pentes vertigineuses des gouffres sous marins,
Où tout s’immerge dans le liquide azur et bleu,
Air ou mer, des sommets aux fosses sous marines,
Falaises blanches, aux dentelles ciselées,
Côtes rebelles aux verts cyprès.
Dans le cimetière près de la mer,
Rien jamais, ne revient du passé.

J’entends encore le chant des cigales,
Sur la branche de l’olivier,
Ivresse de tes mains sur l’écorce,
Qui glissent doucement sur la peau,
Jusqu’à ce que l’incendie coure du feu au cœur,
Cueillant chaque murmure du vent dans les branches,
Comme un ruisseau aux susurements chuchotant,
Qui, file agile et se faufile,
Ne laissant que sa jeune fraîcheur entre les doigts.
Nymphe de tous les printemps
J’aime ce regard de tendresse
Dévoilés par les branches d’un seul tronc,
Secrets de ciel et de terre en fusion,
Union de ton lait et de mon miel.

D’Athènes à Byzance,
De somptueux voyages,
Dans le flux et le jusant,
Mon bateau vient du balcon des nuages,
Et se pose comme un ange sur les rebords de mer,

Voute constellée, nuit chassée d’Azur,
Un astre passe et sa course errante,
Illumine la douceur du présent.











لم أكن بعيدة النظر لكن الناس ابتعدوا...

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