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22 2007


Vie d'un gueux





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: 25/06/2009


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Vie d'un gueux

    6 - 12:46

Tu es sorti de ta maison De ton havre en pleurant


En mettant ta tte dans le mur dur et en pensant


Qu tu fait ?... Pour sortir de cette modeste masure


De ce grabat, de cette misre et de cette sombre blessure





Oui Tu las mis dans ce mur dur en chialant


Comme un chien, bless qui crie en pleurant


Et qui gosille fort et avec grande voix


Quil est dpit Mortifi par des matois





Mais tu es diffrent oui Tu les





Tu sortais de ta sombre obscurit Quand tout est noir


Et tu penses Tu cogites quand il fait soir


Mais Tu recule de penser car Tu es pantois


Car tu as tout perdu Que te reste ? Une foi





Mais tu es diffrent





Tu es sorti, triste Un sac de guenilles et il y avait une
averse


Tu pleurais O vas-tu ? Il y a un long chemin que tu
traverses


Mais ! Un instant Tu tes souvenu


Et un instant tu tes tourn Vers la masure et tu tes
parvenu


A penser A une chose qui te fait mal et qui ta bout


Dans la rue La misre et la turpitude o tu vas
tarc-bouter


Oui Tu as pens tout cela, tu as arrt de chialer et tu
as commenc


Et Tu as dit : Quattendais-je ? Je ferais mieux
davancer





Mais car tu es diffrent oui.





Tu tes arrt une dernire fois Tu attendais un appel de
ton poignard


Mais rien ne sest produit Te prenaient-ils pour un cagnard ?


Peut-tre O aller, O gsir. Arrte de hbler


Le soir brle ta peauTu pleurs Marche Ô hl


Mais O aller ? Chez un pre ?


Qui ta laiss Oui ou chez un hre ?


Dj tu es dpit, mortifi et jet dans la rue par une
mre


Que te restes ?





Un coin reclus dans la rue


Être un mendiant Ou errer sans tre vu ?


Tout le temps tranasser Dans tes mains tes haillons


Toute la journe pour un bout de pain Mais voyant !


Tu vois ? Tu es
un peu diffrent


Car tu tes arrt,
le cur battu Et tu as pens


A un pre Une mre. Pense dabord quoi manger


Mais tu as dit
en essuyant tes larmes ton
offrant : Je me suis chamaill


Avec un pre et une mre ! Qui mont laiss Je me suis
fait harpailler





Quest ce qui te restes maintenant ? Diffrent ?


Tu as essuy encore et tu as regard en haut : Jai un
Dieu


Qui est tout clment Tout misricordieux


Mais pour eux Tu nes quun paresseux


Inconnu dans son suaire avec de grands adieux


Et sera mis dans la suite de la vie O et qui ? Devant
un Dieu


Cest pourquoi tu es diffrent Tu crois en un bon Dieu Tu
es pieux





Je sais Tu es triste, mais ta tristesse est alle loin


Jusqu' la mort qui est pour toi Quelque chose de moins


Et Tu as pleur cette fois bien Et tu as cri : Ô
pre Ô mre


Il se peut que vous le payiez chre ?


Mais ! Cet une vengeance ou arrogance ?


Tu ne sais pas Tu dis ce que ressent ton bless cur


Car tout ta quitt chu Joie et bonheur


Et tu es mont en haut Tu voyais bas et la terre, tas
voulu accoster


Pour quils tovationnent taimer et taccoter


De qui tu reois amour bont ou au moins viatique


Quelquun qui reconnatra que tu as t stoque


Devant ton malheureux sort et devant cette mchante vilenie


Aimer ? Amour ? Ah quelle zizanie !





Tu es encore diffrent Tu aimes ?


Oui je le sais Mais tu sais que ce nest pas pour les
spcieux


La tombe tes prfrable et te sied mieux


Mourir ? Tu dis : Quelquun penses moi ?


Non ! Yen a mieux que toi


Cest quelque chose qui tue plus que lmoi





Mais pourquoi tu pleurs ? Tu es encore diffrent ?





Tu pleurs pour ton namour. Pour ton amour


Ou de ce quils ont fait de ta volont et de ton bravoure


Oui ne pleurs pas je sais moi Ils tont dtruit


Et comme les tranards comme toi on reconstruit





Ton cur est devenu vindicatif ?


Est-ce oblig de se venger ou bien cest affectif ?


Tu ne sais pas Cest la mconnaissance quils tattifent


Et tu soupires Pour un beau rve


Mais Oublie. Ils tont avachi Mmoire dune sve


Et tu nes l quunique et seul


Et pour cela je te vois tout veule





Tas ressenti tu dis : je ne suis pas seul, ce sont
les vicissitudes


Et combien de personnes, vivent en haine et turpitude


Dans une sombre et obscure solitude


Quest ce quils ont ? Sont-ils diffrents ?


Non ! Ils ne le sont et ne le seront.





Tu sais ? Il pleut et fait froid et tu nas pas de bois



Le bois ? Je sais Mais l il est brler les curs
des racailles


De la rue comme toi Qui sont dans la pagaille


Des racailles qui pour la vilenie ont t stipendi


Contre toi Tu nas mme pas quoi manger Vas mendier


Et le soir Vas tasseoir, comme chaque soir rasoir


Et Tiens dans ta main une bouteille dalcool, car il fait
froid et commence boire


Et oublie aprs que tu es ou tu tais diffrent


Bois Oublies Et vacilles dans les environs


Mais noublies pas quil pleut et que tu es souill


Et aprs, de faim dans les ordures Vas fouiller


Dans tes poches sales Quest ce que tu manges ?


Et aprs Dans laube vas te jeter dans cette brune fange


Sans ami Sans famille Caches toi dans le coin de ce dbris



Il sera dans la fin ta tombe et ton abri


Et la fin tu te souviendras Que tu es juste un pauvre hre


Jet et pouss dans la rue Par une pauvre mre.




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: Vie d'un gueux

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Il se peut que je puisse mentir sur des dtails, mais je ne peux pas mentir et dire que ce n'est pas une partie de ma vie. En vrai tout ce qui se passe dans ce pome est vrai.

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